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La réponse est dans la crise à laquelle nous assistons sur les marchés financiers et notamment qui vise les banques et le problème des subprimes. Les banques, par des effets de levier pour être simple, ont engagé des fonds énormes sur le marché des crédits, bien au delà des possibilités traditionnelles calculées sur leur fond propre.

Aujourd’hui, c’est fini, après la “culottée” monumentale reçue, les banques reviennent aux fonctionnements d’avant la grande bulle du marché du crédit.

Et là, la réalité nous impose le phénomène suivant : Une demande toujours aussi importante, compte tenu des besoins de logements, mais une offre qui diminue fortement de la part des banques. Du coup, forte sélection à l’entrée du crédit, où l’on constate un durcissement de l’octroi des crédits pour les foyers les plus modestes, et une souplesse commerciale pour les profils plus aisés.

Est-ce une baisse des taux qui peut arranger cela ? Je ne crois pas.

Je pense qu’un fond spécial d’attribution de crédits pour le logement, distribué par les banques aux taux du marché, mais piloté par l’état en ce qui concerne les conditions d’attributions, est plusque jamais nécessaire. Pour cela tous les acteurs du secteur doivent être mis à contribution. Les intermédiaires en opérations de banque pour distribuer, les banques pour offrir la structure d’accueil, et l’état pour assurer les fonds nécessaires et l’égalité face à l’accés au logement.

Cette mesure ne coûtera rien à l’état puisqu’il prête au prix du marché. Mais il évite que l’accés au crédit ne devienne qu’une question de profil commercial, alors que beaucoup de gens, ne rentrant plus dans les nouveaux critères de rentabilité bancaire, pourraient payer leur crédit immobilier.

En tout état de cause, il y a urgence à agir. En priorité pour assurer l’équilibre social que représente le logement pour la sécurité d’un foyer, mais aussi pour que la mécanique économique continue son chemin tranquille pour le bien de tous.